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Interview de José Escrivel

Nous avons voulu connaître l’avis de José Escrivel, formateur en comptabilité situé dans le Val-de-Marne (un de nos membres les plus fidèles), sur son métier de formateur indépendant et sur la façon dont il voit sa profession…

Intras Consultants :

— Quel a été votre parcours professionnel vous menant aujourd’hui à être formateur indépendant ?

José Escrivel :

— En fait, j’ai pratiquement toujours été formateur: d’abord moniteur auto-école pendant mes études de droit, puis pendant ma carrière à la banque j’ai formé des collègues et collaborateurs à l’ingénierie financière, puis à la gestion de patrimoine. Enfin, en quittant la banque pour créer mon entreprise de conseil je suis arrivé, un peu par hasard il est vrai, dans le monde de la formation professionnelle avec Excel, Sage et Ciel. Chez moi, la formation n’est pas simplement un métier, mais une vocation depuis longtemps.

 

Intras Consultants :

— Quel statut fiscal avez-vous choisi et pourquoi ce choix ?

José Escrivel :

— En 1997, les statuts possibles étaient plus limités que maintenant. Mais dès le départ j’ai créé une SARL au capital de 50.000 Frs (7600 €), car c’était le minimum légal et j’ai choisi le statut social du RSI. C’est peut-être ce dernier choix que je regrette le plus. De nos jours le statut d’autoentrepreneur est bien adapté pour commencer sans trop de risque. Sinon, le choix de la SAS ou la SASU s’impose pour conserver un statut de salarié. Attendons de voir la réforme Macron au sujet de la fusion de la RSI avec le régime général pour se prononcer définitivement.

 

Intras Consultants :

— Vers quelles catégories de clients (centres de formation, entreprises, …) devrait se tourner un formateur indépendant débutant sa carrière ?

José Escrivel :

— Il faut d’abord se vendre auprès des centres de formation et se faire une bonne réputation. Mais je pense qu’il faut impérativement et progressivement créer sa propre clientèle entreprise avec les contraintes que cela impose (N° agrément, Datadock, OPCA, paperasse, etc.), sinon le formateur est trop dépendant et peut se retrouver sans travail du jour au lendemain. Dernier conseil encore plus utile : avec les centres de formation, pratiquez la division des risques, n’acceptez pas de ne travailler qu’avec 1 ou 2 gros clients et soyez intransigeant sur les règlements. Enfin, soyez en perpétuelle recherche de clientèle même si vous êtes overbookés.

 

Intras Consultants :

— Quels sont les points positifs et ceux négatifs de votre métier ?

José Escrivel :

— Ce que j’aime le plus c’est la variété des missions, pas de train-train quotidien, des rencontres humaines très riches. J’ai pu voyager partout en France et même animer des formations à l’étranger. En contrepartie, j’ai moins apprécié la vie dans les hôtels et d’être régulièrement loin de mes proches. Mais c’est un choix ! Sinon, je ne vois pas de points négatifs à ce métier sauf si on ne sait pas s’organiser et/ou si on ne sait pas se vendre.

 

 

Intras Consultants :

— Comment voyez-vous l’avenir du métier de formateur indépendant ?

José Escrivel :

— La transmission du savoir est le “plus vieux métier du monde” (c’est très sérieux !), donc je ne suis pas inquiet tant que le “savoir” et l’acquisition de compétences seront d’actualité et au cœur de nos sociétés. En revanche, il faut s’adapter aux besoins évolutifs de la formation. En 20 ans, je ne forme plus sur les mêmes logiciels et je n’aborde plus les mêmes thèmes, je créé de nouvelles formations. Il faut suivre les besoins de formation des entreprises, se former soi-même et rester dans le coup… sinon, on peut vite disparaître.

 

Intras Consultants :

— Que vous a apporté votre présence dans le réseau Intras Consultants ?

José Escrivel :

— Depuis 2008 que je suis présent sur Intras, j’ai réalisé chaque année un CA intéressant et assez régulier. Cela m’a permis d’accroître ma clientèle de façon significative. Intras a toujours été un investissement commercial particulièrement rentable et j’espère que cela va perdurer encore.

 

Retrouvez d’autres interviews de nos membres et toutes les informations sur la nouvelle règlementation propre à la formation continue dans le livre “Devenir formateur indépendant” publié au Éditions La Pépinière.

 

1559 31 octobre 2017
Intras Consultants

 

Quel avenir pour la formation professionnelle ?

La précédente réforme de la formation professionnelle et ses conséquences sont dans toutes les mémoires :
remplacement du DIF par le CPF; blocage des financements des formations par les OPCAs le temps qu’ils s’adaptent à la nouvelle réglementation; fausses rumeurs sur l’obligation des formateurs à se faire certifier; accumulation des heures de DIF dans le secteur de la santé… Ses impacts n’ont pas encore fini de secouer le monde de la formation.

Évolution du CPF (Le Compte Personnel de Formation)

Dans une interview parue dans Les Échos (voir source ), le Président de la République indique qu’il élargira le champ d’application du CPF (Compte Personnel de Formation) en le nourrissant de la totalité des contributions des entreprises; en passant son mode de calcul non plus en heures de formation mais en euros et en autorisant que les heures créditées sur ce compte puissent également être utilisées pour des formations pas forcément qualifiantes, ce qui est une forte contrainte du système actuel de financement.
Son souhait est d’ouvrir plus largement la formation aux demandeurs d’emploi et au personnes les moins qualifiées.

Évolution pour les OPCAs

Les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés, qui financent une grande partie des actions de formation continue, seraient affectés à d’autres tâches (ce n’est pas encore acté mais une des hypothèses mentionnées serait de les transformer en organismes de conseil sur la formation) et le rôle de financeur reviendrait à la Caisse des Dépôts ou encore à l’URSSAF. A voir…

Impact pour les organismes de formation

Le Président l’a souligné : en contrepartie de l’élargissement du financement aux formations non qualifiantes, les organismes de formation devraient pouvoir justifier de leurs compétences, principalement en obtenant une certification ou un label. Ce label serait accessible en fonction des performances affichées par les organismes de formation.

Le COPANEF

Le Président est très au fait des possibilités offertes par les nouvelles technologies (certains le qualifient même de “geek”). Il compte s’inspirer de ce qui se fait déjà en Allemagne avec le fameux label “TUV”, sorte de contrôle technique de qualité présent dans un grand nombres d’activités économiques. On imagine déjà la difficulté à mettre en place un tel système en France où les organismes de contrôle de la qualité pullulent et se font une guerre sans merci !
Depuis 2014, le COPANEF (Comité interprofessionnel pour l’emploi et la formation) est une nouvelle instance paritaire qui regroupe la CGPME et les autres syndicats pour remplacer le comité paritaire national de la formation professionnelle.

La LNI (Liste Nationale Interprofessionnelle).

Le COPANEF établit la fameuse liste des formations éligibles au CPF (LNI). Autant dire que les centres de formation font des pieds et des mains pour inscrire leurs prestations à cette fameuse liste !

Le Datadock

Les principales OPCA ne sont pas restées les bras croisés en attendant que la réforme Macron leur tombe dessus ! Ils ont créés une base de données voulant regrouper tous les organismes de formation qui respectent les critères de qualité (21 au total) définis par décret. Pour pouvoir espérer à une aide au financement d’une formation, un stagiaire devra donc opter pour une formation effectuée dans l’un des centres de formation enregistré dans ce fameux Datadock.
Vous espérez pouvoir inscrire votre centre de formation ? Tentez votre chance sur le site de Datadock.

Quel impact pour les formateurs indépendants ?

Certains petits malins laissent croire qu’un formateur doit impérativement disposer d’une certification pour espérer être choisi par un centre de formation. Ceci est entièrement faux : la loi précise simplement que le centre de formation doit pouvoir justifier des compétences professionnelles des intervenants qu’il missionne. Un bon CV et des références professionnelles en rapport avec la mission resteront encore parfaitement d’actualité.
Mieux : les indépendants ne seront plus assujettis à ce fichu RSI tant décrié, mais seront tout simplement inscrits à la Sécurité Sociale (info non encore validée). Surtout, ils pourront enfin prétendre à des indemnités de chômage en cas de cessation d’activité. De quoi rendre leur avenir un peu plus serein.

Le Datadock et les formateurs indépendants

Si le Datadock sert essentiellement à référencer les organismes de formation, les formateurs disposant d’un label reconnu (ICPF & PSI  ou RP-CFI) peuvent également se faire référencer dans cette base, ce qui bien entendu leur apportera une visibilité particulière auprès des organismes de formation référencés. Cela ne signifie absolument pas que les autres formateurs n’aient aucune chance d’obtenir des prestations ! Seuls les gros organismes de formation sont concernés. Il existe encore de très nombreuses formations qui n’ont pas de financement de type OPCA et beaucoup d’entreprises privilégient la qualité du contact avec leur prestataire. A méditer…

Quelles dates pour tous ces chantiers ?

La réforme de la formation ne commencera pas avant la fin de l’année 2017 et aucune date de fin n’est encore avancée. On peut compter au minimum 1 an avant qu’elle ne soit mise en application (une loi est prévue pour début 2018, mais les décrets d’application d’une loi prennent souvent du retard… quand ils sortent !)

 

1141 2 septembre 2017
Intras Consultants

 

La déclaration d’activité de formation professionnelle

Vous avez le projet de créer votre propre centre de formation et d’effectuer des prestations dans la formation professionnelle continue ?
Vous devrez déclarer cette activité auprès de la D.I.R.R.E.C.T.E. de votre région (DIRrections Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la consommation, du Travail et de l’Emploi). (Ah, les noms à rallonge des administrations…). Vous trouverez les sites web de chaque entité régionale en cliquant sur la carte de France du site principal : http://direccte.gouv.fr/

Il faut effectuer cette démarche obligatoire dans les 3 mois qui suivent la réalisation de votre première prestation. L’obtention du numéro de déclaration d’activité de formation (qui comme son nom l’indique n’est en rien une certification, un label ou une reconnaissance de compétences) n’est pas systématiquement attribué. Il peut même vous être refusé si la DIRRECTE considère que vous ne remplissez pas tous les critères.

Quels sont les critères pour obtenir ce fameux numéro ?

Le bulletin de déclaration

Tout d’abord, vous devrez remplir le bulletin de déclaration d’activité d’un prestataire de formation, CERFA N°10782*04.
Entre autres choses, il vous demandera votre numéro de SIRET. Vous devrez donc commencer par déclarer fiscalement votre activité professionnelle en choisissant un statut d’entreprise ou de travailleur indépendant.

Les pièces justificatives

Vous devrez également justifier d’avoir un casier judiciaire vierge; une facture ou une convention de formation de votre première prestation (si votre client vous demande votre numéro d’agrément, indiquez qu’il est en cours d’obtention); le programme détaillé de la formation correspondant à cette première prestation; les curriculum vitae des formateurs et les documents prouvant de leurs compétences.
A ce sujet, il est à noter que les fameuses certifications pour les formateurs n’ont rien d’obligatoire (ceci est écrit AVANT les réformes promises par le Président Macron) mais que vous ne pouvez pas vous improviser formateur sans pouvoir prouver vos compétences professionnelles. Cela peut se faire en présentant des diplômes, mais surtout en justifiant d’une expérience professionnelle correspondant aux prestations de formation que vous comptez proposer).

Le délai d’obtention

Le délai généralement annoncé par les DIRRECTE est de 3 semaines, mais prévoyez un peu plus large. Faites surtout bien attention à présenter un dossier complet si vous ne voulez pas entrer dans un cycle beaucoup plus long de demande d’information complémentaire et d’envoi des pièces manquantes.

Que faire en cas de refus ?

Depuis la réforme de la formation professionnelle, il semble que les conditions d’obtention de ce fameux sésame se soient durcies…
La volonté de l’État étant de développer des formations permettant aux salariés et aux demandeurs d’emploi d’acquérir de nouvelles compétences, il est évident qu’une déclaration d’activité de formation dans le spiritisme aura nettement moins de chance d’aboutir que celle faite par un expert en informatique voulant se recycler dans la formation !

Comme dans toute activité humaine, la négociation est toujours préférable au conflit. Donc, en cas de refus et si vous pensez que vos compétences méritent réellement de vous ouvrir les portes de la formation, à vous d’entrer en contact plus direct avec le personnel de votre DIRRECTE.
Petite suggestion : prenez le temps de suivre vous même une formation (votre DIRRECTE en propose justement pour vous faire connaître tous les aspects du domaine de la formation professionnelle ;-). Cela vous apportera une foule de précieux conseils qui pourront vous aider à transformer ce refus en accord.

Et si vous voulez plus de conseils, basés sur l’expérience concrète d’un formateur, pourquoi ne pas vous procurer vous aussi le fameux livre “Devenir formateur indépendant” qui a déjà aidé tant de nouveaux formateurs ?

 

1033 25 août 2017
Intras Consultants

 

Process Communication®, que pouvez-vous en attendre ?

Intras Consultants : Qu’est-ce que la Process Communication® ?

Céline JOUXTEL : Dans le monde professionnel la communication est omniprésente puisque nous communiquons pour informer, expliquer, comprendre, motiver, convaincre, former, négocier, échanger…

Or nous savons que la majeure partie des dysfonctionnements rencontrés proviennent d’une altération du système de communication.

Autant dire que chacun de nous a un besoin crucial de maîtriser son processus de communication !

Dans ce contexte, la Process Communication est à la fois un outil de communication, et un modèle de découverte et de compréhension de sa propre personnalité et de celle des autres.

La Process Com nous donne des outils pratiques et efficaces pour mieux comprendre les modes de fonctionnement des différents types de personnalité.

Elle nous apprend à construire un bon processus de communication, lequel permet une relation constructive, réduit le stress et favorise la motivation et l’envie de coopérer.

Quels avantages pour un salarié à se former à la Process Communication® ?

Au travers de son inventaire de personnalité, il pourra découvrir de nombreuses clés et pistes de travail pour développer sa flexibilité relationnelle, pour mieux satisfaire ses besoins psychologiques, pour déceler ses signes avant-coureurs de stress et mieux les gérer.

Vis-à-vis de son entourage professionnel (collègues, autres services, clients internes et externes), il saura mieux s’adapter aux modes de fonctionnement préférentiels de ses interlocuteurs, prendra conscience plus facilement de leurs points forts (gage d’une meilleure tolérance envers qui est différent de nous !) et sera capable d’adapter son style de communication pour favoriser une relation positive ou pour la rétablir en cas de  tension ou conflit.

Et si l’on est manager ?

Pour un manager, la Process Com est l’occasion d’identifier et comprendre son profil psychologique, de repérer son style de management préférentiel et sa façon personnelle d’entrer en stress face à certaines situations managériales délicates.

Les outils proposés par la Process Com vont lui permettre de comprendre le mode de fonctionnement de ses collaborateurs, le type de management qui correspond le mieux à chacun d’entre eux et leur environnement préférentiel de travail (leur est-il par exemple plus facile de travailler ou réfléchir seul, à deux, ou en groupe ? Dans quel contexte, quel environnement pourront-ils et/ou auront-ils envie de donner le meilleur d’eux-mêmes ?)

Muni de ces clés, le manager va pouvoir piloter son équipe de façon individualisée, et de manière plus stimulante et motivante pour chacun. Il sera également en mesure d’anticiper et prévenir certaines séquences de stress correspondant aux types de personnalité de ses collaborateurs, et de mieux les gérer lorsqu’elles se manifestent.

Au final c’est le climat de travail et l’efficacité qui y gagnent, la coopération et la cohésion d’équipe, en passant par un plus grand confort professionnel pour chacun.

A quoi correspond l’inventaire de personnalité ?

Chaque participant est tout d’abord invité (en amont de la formation) à compléter un questionnaire. Les réponses au questionnaire vont être traitées et donner lieu à un « inventaire de personnalité » confidentiel et personnel.

Sorte de super GPS et station météo à la fois, cet inventaire lui indique les pistes dans lesquelles s’engager, et celles où il se fourvoierait, lui indique la position des radars « flasheurs », et le prévient des orages imminents !

La formation lui donne la compréhension et la capacité à utiliser ces nombreuses clés pour développer sa flexibilité relationnelle.

Parmi les différents modèles existants, qu’est-ce que la  Process Communication apporte de plus ?

Ce qui démarque la Process Communication, c’est avant tout la richesse de son analyse et l’aspect opérationnel des outils proposés.

La Process Communication offre une analyse riche et toujours positive des types de personnalités et des modes de fonctionnement, sans enfermer dans des descriptifs simplistes, et en intégrant la dynamique d’évolution de la personnalité dans le temps.

Mais elle ne se contente pas d’analyser nos comportements : elle nous donne aussi de puissants moyens d’actions.

Car ce modèle de tolérance nous offre des outils simples, mémorisables, pragmatiques et immédiatement applicables dans un contexte professionnel.

Ce sont des clés qui fonctionnent ! Elles marchent « ici et maintenant » et nous ouvrent de nombreuses portes !

 

954 17 août 2017
Formations Céline Jouxtel

 

Mieux gérer son temps et ses priorités, fastoche ! Ah bon ?

Interview de Céline Jouxtel par Intras Consultants

“Gérer son temps et ses priorités », n’est-ce pas quelque chose d’évident pour la plupart d’entre nous ? Cela ne fait-il pas déjà partie des compétences de tout professionnel en poste ? Cela nécessite-t-il vraiment une formation ?

La vie professionnelle est aujourd’hui moins confortable qu’elle pouvait l’être il y a quarante ans. Les entreprises et les organisations se sont complexifiées, les métiers se sont enrichis, la plupart des salariés ont maintenant des objectifs, des échéances, un entretien annuel. Tout est devenu urgent.

Aujourd’hui un salarié a souvent une diversité importante de missions et d’activités. Il a souvent à gérer de front les tâches quotidiennes, mais aussi des objectifs à moyen terme, voire à long terme. Il peut avoir à rendre compte à différentes personnes. Les flux d’informations qu’il reçoit subissent une inflation galopante. Plus responsabilisé qu’avant et souvent plus autonome, il vit en contrepartie une pression plus forte, et le stress jamais bien loin !

Or les journées n’ont que 24 heures… et chacun d’entre nous aimerait mieux ne pas les passer toutes au bureau ! On peut être naturellement organisé et se trouver en difficulté malgré tout.

Quels en sont les symptômes et les conséquences :

Un salarié débordé est souvent un salarié qui ne sait plus par quel bout prendre les choses, qui se disperse en essayant de tout faire à la fois. La tête dans le guidon et les mains dans le cambouis : il ne prend plus le temps de prendre du recul.

Par ailleurs les nouvelles technologies et les outils collaboratifs lui ont apporté un confort certain et une aide précieuse, mais leur utilisation peut aussi représenter un éparpillement supplémentaire

Il y a un moment où le salarié n’a plus de maîtrise de son emploi de temps : quand ses journées sont structurées par les flux et événements extérieurs, au lieu d’être structurées par ses décisions, ses planifications, ce qu’on attend réellement de lui ou ce qui le motive.

La formation à la gestion du temps et des priorités est une réponse bénéfique aussi bien pour l’employeur que pour le salarié.

En quoi est-elle une réponse ? Quelle peut en être la valeur ajoutée ?

 La formation va d’abord être l’occasion d’une prise de conscience. Elle va permettre de :

  • réfléchir à son poste et à ses missions,
  • identifier ou simplement se rappeler quelles doivent être nos priorités,
  • repérer les dimensions du poste qu’on a progressivement “désinvesties”,
  • envisager le rééquilibrage éventuel nécessaire etc.

La formation permet ensuite aux participants d’acquérir ou se réapproprier des outils et des méthodes qui peuvent lui permettre ce rééquilibrage, ce recul et l’adoption de nouvelles attitudes face à certaines situations.

Au final, elle permet au salarié de reprendre de la hauteur, de reprendre les rênes en main, de gagner en efficacité mais aussi en énergie et en sérénité. C’est parfois l’occasion également de retrouver des   éléments de motivation.

Pour l’entreprise, c’est un salarié souvent mieux dans sa peau, qui a su libérer du temps pour travailler à nouveau sur des missions de fond (réfléchir, organiser, faire évoluer son poste,  son service ou ses méthodes de travail…) et qui sait mieux répondre aux sollicitations, aux pressions et aux urgences par exemple.

Quels sont les thèmes principaux qui y sont travaillés ?

Outre la réflexion sur les missions, un diagnostic de l’emploi du temps ainsi qu’un état des lieux des pratiques sont effectués. Ils permettent de constater les conséquences sur son travail et son mental, ainsi que les conséquences sur les autres (son équipe, son hiérarchique, ses collègues ou sa famille), et d’identifier les changements souhaitables.

Les leviers à actionner sont multiples et correspondent aux différents objectifs pédagogiques de la formation :

  • Préparer, organiser, anticiper et planifier constituent l’un des thèmes majeurs.
  • Mieux travailler avec les autres en est un deuxième, qui permet d’aborder des aspects pouvant  relever de la communication (savoir dire non, mettre à plat une situation récurrente qui pose problème, conduire efficacement une réunion, mieux déléguer)
  • Gérer les urgences et les imprévus est également un thème incontournable.
  • On s’attellera aussi à trouver des solutions à tous les chronophages, qu’il s’agisse du téléphone, de la messagerie électronique, de l’environnement matériel et logistique etc.
  • Pour finir, la formation permet aussi un retour sur soi : nos points forts et comment mieux les exploiter, nos travers et comment mieux les combattre.

A qui cette formation s’adresse-t-elle ?

Elle s’adresse à tout salarié qui a un minimum d’autonomie dans son activité professionnelle : ce peut être une secrétaire, un assistant, un commercial, un formateur, un chef de produit, une assistante sociale, un informaticien, un cadre ou un technicien…

Elle aura beaucoup moins de valeur ajoutée pour un salarié qui effectue des tâches peu diversifiées et n’a pas le choix dans la façon d’organiser sa journée (par exemple un standardiste, un vendeur en magasin ou un cariste). Mais ces derniers pourront en tirer profit pour leur vie familiale.

Y a-t-il des contre-indications ?!

 Pas vraiment, mais lorsqu’un salarié est en désaccord profond sur certaines missions confiées, il pourra acquérir des compétences pour libérer du temps, mais le fera-t-il ? La formation est là pour faire monter un salarié en compétences, mais elle ne peut résoudre les problèmes de l’entreprise, ni générer la motivation à sa place.

Quelle durée préconisez-vous ?

Une formation de 2 jours permet d’aborder les fondamentaux, de prendre conscience des changements de cap (lorsqu’ils sont nécessaires) et d’acquérir les outils de base.

Selon le public une troisième journée est nécessaire ; elle permettra d’approfondir des thèmes comme la délégation.

Quel conseil donneriez-vous à une entreprise qui souhaite mettre en place ce type de formation ?

Bien la vendre à son personnel ! Trop souvent les participants sont conviés sur la base d’un intitulé : “Mieux gérer son temps”. Tel quel, le message qui leur est envoyé n’est pas très positif ! Le salarié vient en formation sans avoir la moindre idée de ce qu’on va bien pouvoir y faire ou lui dire, et en étant persuadé qu’il n’a rien à apprendre de ce côté-là.

Transmettre le programme complet est un minimum ; le formateur peut aussi donner des clés supplémentaires pour préparer la formation en amont.

 

 

960 
Formations Céline Jouxtel

 

Nouveautés du CPA (Compte Personnel d’Activité) pour les travailleurs indépendants en 2018

Le décret n° 2016-1999 du 30 décembre 2016 s’appliquera dès le 1er janvier 2018 afin d’appliquer les modalités du CPA pour les travailleurs indépendants.

Rappel : le CPA regroupe :

  • le CPF (Compte Personnel de Formation
  • le CEC (Compte d’Engagement Citoyen)
  • le Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité.

Tout travailleur indépendant pourra, depuis le site officiel www.moncompteactivite.gouv.fr, consulter son CPF (maximum 24 h par année de travail) et bénéficier de formations éligibles en obtenant une aide financière auprès de son OPCA (indemnité compensatrice de la perte d’exploitation liée à la formation, prise en charge des frais de transport, de repas et d’hébergement).

Ce dispositif vise à permettre aux travailleurs indépendants de bénéficier de droits similaires à ceux des salariés en leur ouvrant l’accès aux formations professionnelles.

 

842 8 août 2017
Intras Consultants

 

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